C’est la question qui précède la moitié des projets d’ouverture. Se tromper coûte cher : une ouverture faite dans un mur porteur sans reprise de charge se voit six mois plus tard, en fissures à l’étage. Voici comment on raisonne sur le chantier.
Les indices qui comptent
Un mur perpendiculaire aux solives du plancher reprend presque toujours une charge. Un mur qui se prolonge d’un étage à l’autre, à la verticale, aussi. Un mur de refend au milieu de la maison, c’est-à-dire parallèle à la façade, est porteur neuf fois sur dix.
Le son est un indice, pas une preuve : un mur plein sonne mat, une cloison sonne creux. Mais une cloison en brique pleine sonne mat elle aussi, et certains murs porteurs anciens sont montés en briques creuses.
Ce qui trompe le plus souvent
L’épaisseur. On lit partout qu’au-delà de 15 cm, c’est porteur : c’est faux dans les deux sens. Nous avons ouvert des murs de 10 cm qui portaient une panne de toiture, et déposé des cloisons de 20 cm qui ne portaient rien du tout.
Les plans aussi, quand la maison a été modifiée. Un plan de 1974 ne dit rien de la véranda ajoutée en 2003 ni de la dalle coulée au-dessus.
Quand l’étude de structure est obligatoire
Dès que la charge reprise n’est pas évidente, dès qu’il y a plusieurs niveaux au-dessus, et systématiquement en copropriété. Le bureau d’études calcule la descente de charges et dimensionne le linteau : c’est ce document qui engage, pas l’avis d’un artisan sur place.
Chez Maçonnerie Delorme, nous refusons d’ouvrir un mur porteur sans cette étude quand le doute existe. Ce n’est pas une précaution commerciale : c’est ce qui rend l’ouvrage assurable.
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